Air Canada a décidé de prolonger la suspension de tous ses vols à destination et en provenance des aéroports de Tel Aviv-Ben Gurion et de Dubaï jusqu’au 8 septembre, invoquant la « situation militaire actuelle au Moyen-Orient ».
Air Canada avait d’abord annulé l’ensemble de ses vols depuis et vers Tel Aviv jusqu’au 2 mai, après la fermeture, le 28 février, de l’espace aérien israélien suite au déclenchement de la guerre avec l’Iran.
« En raison de l’évolution de la situation au Moyen-Orient, les vols à destination et en provenance de Dubaï (DXB) et de Tel Aviv (TLV) sont toujours suspendus », a indiqué Air Canada dans un communiqué. « Nous invitons les voyageurs se trouvant dans l’une ou l’autre de ces régions à ne pas se rendre à l’aéroport, sauf s’ils disposent de billets confirmés auprès d’une autre compagnie aérienne et que leur vol est assuré comme prévu. »

Par ailleurs, la compagnie aérienne israélienne Arkia a annoncé vendredi que ses vols long-courriers à destination de New York, Bangkok et Hanoï décolleraient de l’aéroport Ben Gurion plutôt que de l’aéroport d’Aqaba, en Jordanie, et ce à compter de dimanche.Kibboutz Beeri au coeur des ruines.
En raison des restrictions qui ont été imposées par le ministère des Transports en période de guerre – qui limitent les vols au départ à 50 passagers – cette décision entraînera l’annulation des billets de milliers d’Israéliens à l’approche de Pessah.
Une annonce qui a été faite quelques jours après que la compagnie aérienne a annoncé qu’elle allait transférer la grande majorité de ses vols au départ d’Israël vers les aéroports d’Aqaba et de Taba en Égypte, en raison de ces règles strictes.
Ces deux aéroports sont situés près des postes-frontières terrestres que partage Israël avec l’Égypte et avec la Jordanie, où des milliers d’Israéliens ont été vus en train de patienter dans des files d’attente pendant des heures, dans les jours précédant Pessah.
Alors que les vols long-courriers d’Arkia qui transitent au-dessus de l’océan Atlantique et de l’océan Indien partiront d’Israël, les vols vers les pays voisins — parmi lesquels l’Italie, la Grèce, la France et l’Autriche — continueront de décoller depuis l’Égypte et depuis la Jordanie.
Les avions au départ d’Israël transporteront jusqu’à 50 personnes, mais les vols de retour fonctionneront à pleine capacité, conformément aux règles qui ont été établies par le ministère des Transports.
La ministre des Transports, Miri Regev, a demandé à Arkia d’assurer des vols supplémentaires entre Bangkok et Tel Aviv la semaine prochaine, y compris au début de Pessah, a fait savoir le quotidien israélien Israel Hayom. Ces vols fonctionneront à pleine capacité.

Le PDG d’Arkia, Oz Berlovitz, a expliqué dans un communiqué que le transporteur aérien « œuvre sans relâche en faveur d’une augmentation de la fréquence de ses vols pour permettre au public israélien de quitter le pays et d’y revenir pendant la période des fêtes ».
« Je tiens à présenter mes excuses personnelles aux milliers de clients qui ont été contraints de modifier ou d’annuler leurs vols. C’est une période difficile, et nous faisons tout notre possible pour trouver des solutions alternatives et offrir le meilleur service à chacun », a-t-il ajouté dans son communiqué.
L’espace aérien israélien est fermé à la majorité des vols commerciaux depuis le 28 février – date à laquelle Israël a lancé des attaques conjointes avec les États-Unis contre le régime iranien.
Au début du mois de mars, l’aéroport Ben Gurion a progressivement rouvert pour un nombre limité de vols à l’arrivée et au départ, assurés exclusivement par les compagnies aériennes israéliennes El Al, Arkia, Israir et Air Haifa, afin de rapatrier plus de 100 000 personnes bloquées à l’étranger.

Israël a commencé à renforcer les restrictions qui ont été placées sur le nombre de passagers autorisés sur les vols au départ après que trois jets privés stationnés à l’aéroport Ben Gourion ont été endommagés par des débris suite à l’interception d’un missile balistique iranien.
Outre la réduction du nombre de passagers autorisés sur un vol au départ – le nombre est passé de 120 à 50 – le ministère des Transports a également limité le nombre de décollages et d’atterrissages à l’aéroport Ben Gurion qui est dorénavant d’un par heure, au lieu des deux qui étaient précédemment autorisés.
T.O.I

