Israël a aidé Osama al-Rakab, 5 ans, sa mère et son frère, à quitter Gaza pour être soigné en Italie ; l’aide acheminée par 120 camions a été « distribuée » dimanche

L’organe du ministère de la Défense chargé de coordonner l’acheminement de l’aide vers les Territoires palestiniens a déclaré lundi qu’une photo d’Osama al-Rakab, âgé de 5 ans, devenue virale, avait été utilisée à tort pour accuser Israël d’affamer les enfants à Gaza.
Selon le Coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires palestiniens (COGAT), al-Rakab souffre d’une grave maladie génétique qui n’a aucun lien avec la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.
Le 12 juin, les autorités israéliennes ont coordonné sa sortie de Gaza via l’aéroport de Ramon, avec sa mère et son frère, et il est actuellement soigné en Italie, a indiqué le COGAT.
L’organe du ministère de la Défense chargé de coordonner l’acheminement de l’aide vers les Territoires palestiniens a déclaré lundi qu’une photo d’Osama al-Rakab, âgé de 5 ans, devenue virale, avait été utilisée à tort pour accuser Israël d’affamer les enfants à Gaza.
Selon le Coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires palestiniens (COGAT), al-Rakab souffre d’une grave maladie génétique qui n’a aucun lien avec la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.
Le 12 juin, les autorités israéliennes ont coordonné sa sortie de Gaza via l’aéroport de Ramon, avec sa mère et son frère, et il est actuellement soigné en Italie, a indiqué le COGAT.
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« Les images tragiques suscitent à juste titre de vives émotions, mais lorsqu’elles sont utilisées à mauvais escient pour alimenter la haine et les mensonges, elles causent plus de tort que de bien », peut-on lire dans le communiqué publié sur le réseau social X, sur le compte anglais du COGAT.
« Ne laissez pas la compassion être exploitée à des fins de propagande. Vérifiez les faits avant de répéter les accusations. »
Le communiqué ne fait pas mention des signalements plus largement relayés par plusieurs organisations humanitaires internationales concernant l’insécurité alimentaire et la malnutrition généralisées à Gaza. Il se concentre davantage sur ce qu’il qualifie d’utilisation abusive d’une tragédie personnelle à des fins de désinformation.
Dans un cas similaire, le journaliste d’investigation indépendant David Collier a présenté ce qu’il a qualifié de preuves visant à démystifier une autre image virale censée illustrer la famine dans la bande de Gaza.
Cette image, largement relayée par les médias internationaux ces derniers jours, montre Hidaya Yassin al-Mutawaq tenant le corps squelettique de son fils, Mohammed al-Mutawaq.

Hidaya, une mère palestinienne de 31 ans, berce son fils Mohammed al-Mutawaq, âgé de 18 mois et malade, qui présente également des signes de malnutrition, dans leur tente du camp de réfugiés d’Al-Shati, à l’ouest de Gaza-City, le 24 juillet 2025. (Crédit : Omar AL-QATTAA / AFP)
Selon Collier, l’indignation suscitée par cette image était injustifiée, car Mohammed souffre de graves troubles génétiques et a été diagnostiqué avec une infirmité motrice cérébrale. De plus, il a affirmé que l’image largement partagée avait été recadrée de manière à faire disparaître du cadre le frère de Mohammed, plus jeune et en meilleure santé.
En dissimulant des informations pertinentes sur les besoins médicaux complexes du jeune enfant, Collier a affirmé que les médias « diffusaient délibérément un récit trompeur qui ne sert qu’à bénéficier au Hamas et à créer des fake news ».
Collier a reconnu que Mohammed « avait besoin de soins médicaux spécialisés depuis sa naissance », indiquant qu’il souffrait probablement davantage en raison de l’aide limitée qui parvient à Gaza, où le matériel médical est rare et où le système de santé est pratiquement effondré.
Les informations faisant état d’une situation humanitaire de plus en plus grave dans la bande de Gaza, notamment une augmentation des cas de malnutrition sévère et aiguë et la mort d’enfants de faim, ont conduit Jérusalem à imposer une pause « tactique » dans les opérations militaires quotidiennes dans les zones densément peuplées de Gaza, ainsi que plusieurs autres changements, afin de permettre la distribution en toute sécurité de l’aide humanitaire.

Des camions et des paquets d’aide humanitaire destinés à être distribués dans la bande de Gaza sont vus sur une photo publiée le 28 juillet 2025 par le COGAT, l’agence du ministère de la Défense responsable de la coordination de l’aide aux territoires palestiniens. (Crédit : COGAT via X)
Dans le même temps, Israël a nié utiliser la faim comme arme de guerre et a accusé les Nations unies et d’autres agences humanitaires de ne pas avoir récupéré et distribué les vivres livrés aux points de passage frontaliers de Gaza.
Le Cogat a affirmé lundi que l’aide acheminée par 120 camions avait été « distribuée » la veille par l’ONU et des organisations humanitaires à Gaza.
« Plus de 120 camions ont été réceptionnés et (les denrées qu’ils portaient) distribué(e)s hier par l’ONU et des organisations internationales », a écrit sur X cet organisme qui supervise notamment l’entrée de l’aide humanitaire.
« Une réception et une distribution plus régulières par les agences de l’ONU et les organisations internationales permettent d’acheminer davantage d’aide », a affirmé le Cogat lundi. Il a précisé que « 180 camions supplémentaires étaient entrés à Gaza et attendaient maintenant d’être réceptionnés et distribués ».
T.O.I
