l’occasion de Yom Haatsmaout, fête nationale israélienne qui correspond à la date anniversaire de la création de l’État d’Israël et de la Déclaration d’indépendance de 1948, le président du Crif, Yonathan Arfi, a publié un éditorial sur X (ex-Twitter) le 21 avril 2026.

La création de l’État d’Israël n’est pas le produit de la colonisation mais celui de la décolonisation !
L’État d’Israël célèbre à partir de ce soir le 78e anniversaire de son indépendance. Depuis sa création, Israël est le seul État dont on appelle ouvertement à la destruction.
Cette contestation de son droit à l’existence repose sur une falsification historique qui veut faire du sionisme un crime moral.

Cette manipulation n’est pas nouvelle et dès les années 50, Albert Camus la dénonçait en saluant « Israël qu’on veut détruire sous l’alibi de l’anticolonialisme ».
N’en déplaise à Rima Hassan et à tous les antisionistes, la création d’un État juif n’est pourtant pas le produit de la colonisation mais s’inscrit au contraire dans l’histoire de la décolonisation !
L’histoire de la création d’Israël ressemble à celle de nombreux États : en 1948, les Britanniques se retirent du Proche-Orient, comme ils se sont retirés d’Inde ou du Pakistan, et un vieux peuple indigène, le peuple juif accède, comme d’autres, à la souveraineté.

Être sioniste, c’est reconnaître simplement que le peuple juif, comme tous les autres peuples, a droit à l’autodétermination. Et sa création ne privait pas les Palestiniens de leurs propres droits.
Le sionisme n’est donc pas une infraction au droit international, c’est au contraire son accomplissement.
Israël peut être critiqué, comme n’importe quel autre État, mais sa délégitimation, en revanche, dit autre chose.
Depuis 78 ans, Israël n’est pas attaqué pour ce qu’il fait mais pour ce qu’il est : la simple concrétisation du droit du peuple juif à accéder à la souveraineté.

