Ali Larijani, homme-clé du régime iranien et ancien négociateur sur le nucléaire, est présenté comme pragmatique et capable de négocier avec l’Occident. Conservateur mais ouvert aux réformateurs, il pourrait piloter la transition après la mort d’Ali Khamenei.

Ali Larijani est l’un des hommes‑clés du régime iranien. C’est lui qui a annoncé, ce dimanche 1er mars, le début du processus de transition au lendemain de la mort d’Ali Khamenei.
Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, il pourrait entrer dans les petits papiers des Américains, selon plusieurs médias américains.
Ancien membre des Gardiens de la Révolution
Présenté comme un pragmatique à la recherche de solutions diplomatiques, Ali Larijani reste cependant très ferme sur la répression sanglante des manifestations et virulent dans ses propos contre les Occidentaux et Israël.
Il est toutefois considéré comme l’un des rares au sein du régime capable de trouver un terrain d’entente sur le nucléaire. Ancien membre des Gardiens de la Révolution, il a été négociateur en chef sur le nucléaire iranien dans les années 2000.

Sa fille vit aux États-Unis
Il a occupé les postes les plus stratégiques du régime, mais n’a jamais pu se présenter à la présidentielle, sans doute parce que sa fille vit aux États-Unis. Auteur de plusieurs livres sur Emmanuel Kant, il appartient à une famille de grands notables de la République islamique.
Traditionnellement rattaché au camp des conservateurs, il sait néanmoins nouer des liens avec les réformateurs, notamment sur les questions économiques et de relations internationales.
Aujourd’hui, il semble le mieux placé pour entamer des négociations : mettre fin aux frappes contre l’abandon du programme nucléaire, sans remettre en cause le régime.
E. 1

