Israël : Sur la Place des Otages Tel Aviv, la foule exige la libération des captifs

Rédaction Alleluia Event
23 minutes pour lire

Mardi, ils sont très nombreux à être descendus dans la rue, en Israël, dans le cadre d’une journée d’action organisée pour presser le gouvernement de conclure un accord pour la libération des 50 otages encore aux mains du Hamas et d’autres organisations terroristes à Gaza.

Les manifestations qui ont eu lieu, entre blocage d’autoroutes, défilé en direction du domicile de ministres et manifestations devant le bureau du Premier ministre en pleine réunion du cabinet de sécurité, ont culminé avec une importante manifestation sur la Place des Otages de Tel Aviv, qui a attiré près de 350 000 personnes, selon ses organisateurs. Pour l’heure, la police n’a pas donné ses propres estimations concernant le nombre de manifestants.

Il s’agit de la deuxième journée d’action du Forum des familles d’otages et de disparus en l’espace de deux semaines, après une grande manifestation, dimanche dernier, qui a attiré plus d’un million de personnes, selon le Forum, dont 500 000 rien qu’à Tel Aviv.

Pour ne rien manquer de l’actu,recevez la Une du Jour sur votre mailNewsletter email addressRecevoir

En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d’utilisation

Tout au long de cette journée d’action, les manifestants ont bloqué des autoroutes et des carrefours majeurs, comme par exemple l’autoroute Ayalon de Tel Aviv, la Route 1 entre Jérusalem et Tel Aviv, la principale voie de la Route 6 et la Route 2 sur la côte, en incendiant parfois des pneus sur les artères de circulation.

Au moment où le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, réunissait le cabinet de sécurité en ses bureaux de Jérusalem, des centaines de manifestants ont défilé à l’extérieur pour le presser d’accepter l’accord validé par le Hamas la semaine dernière.

En tête de manifestation, des membres du mouvement de jeunesse socialiste Hashomer Hatzair tenaient une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Nous sommes à un pas d’un torpillage complet », un écho aux craintes que le gouvernement ne fasse échouer ce possible accord sur les otages.

Le cabinet de sécurité s’est quitté sans vote ni discussion de la proposition de cessez-le-feu partiel, Netanyahu déclarant aux ministres qu’il ne discuterait que d’un cadre global et qu’il poursuivait l’opération de conquête de la ville de Gaza pour faire pression sur le Hamas afin qu’il accepte ses conditions, disent les médias israéliens.

À Tel Aviv, les manifestants ont défilé entre la gare centrale de Savidor et la Place des Otages, d’où les membres des familles d’otages ont pris la parole devant des centaines de milliers de personnes.

Ofir Braslavski, père de l’otage Rom Braslavski, a déclaré qu’il « ne faisait plus confiance au Premier ministre » deux ans après l’enlèvement de son fils, qui, selon lui, est « mourant ».

« Je ne veux pas retrouver mon garçon dans un sac [mortuaire] », a ajouté Braslavski.

Ofir Braslavski, le père de l’otage du Hamas Rom Braslavski, prend la parole lors d’une manifestation de grande ampleur sur la Place des Otages de Tel Aviv, le 26 août 2025. (Paulina Patimer/Forum des Otages et des familles de disparus)

Le mois dernier, le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien a diffusé des images de Rom Braslavski, visiblement très émacié et dans un état de santé désastreux.

Son père a affirmé que cette vidéo rappelait les « horreurs de la Shoah, devant ce corps torturé, souffrant ».

Mais malgré ces images, le gouvernement « ne fait rien », a regretté Braslavski. « Deux ans que nous attendons… comme s’il [Netanyahu] faisait exprès. »

« Je ne fais plus confiance à personne et je ne fais plus confiance au Premier ministre. Je ne fais plus confiance au gouvernement… la seule personne en qui j’ai confiance, c’est le chef d’État-major de Tsahal [le lieutenant-général Eyal Zamir], a-t-il dit, en parlant du plus haut responsable militaire qui, lundi, aurait pressé le gouvernement d’accepter l’accord sur les otages, en rappelant que le choix appartenait « à Netanyahu ».

Des manifestants, sur la Place des Otages de Tel Aviv, appellent à la conclusion d’un accord garantissant la libération des otages détenus à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Noam Peri, la fille de Haim Peri, enlevé par le Hamas le 7 octobre et assassiné en captivité, a dit à la foule : « Nous ne voulons pas d’une guerre interminable aux dépens de nos soldats et de nos otages. »

En anglais, elle a interpelé le président américain Donald Trump, lui demandant de « regarder cette foule… à l’image des rues d’Israël ».

« Le peuple d’Israël montre ce qu’il souhaite, le pays veut que cette guerre se termine et que les otages soient libérés », a-t-elle ajouté. « Pour mon père, c’est trop tard, mais on peut encore sauver les autres et vous avez la possibilité d’être le président qui marquera l’histoire. »

L’acteur Lior Ashkenazi a prononcé le discours d’ouverture d’une manifestation de plusieurs milliers de personnes exigeant la libération des otages et un accord de cessez-le-feu, sur la Place des Otages de Tel Aviv, le 26 août 2025. (Uriel Even Sapir/Forum des otages et des familles de disparus)

L’acteur Lior Ashkenazi a lui aussi prononcé un discours enflammé fustigeant le gouvernement, accusant les ministres de retarder la signature d’un accord concernant les otages.

« Une semaine entière, une semaine entière, s’est écoulée depuis que le Hamas a donné son accord », a-t-il dit en rappelant que le cabinet de sécurité de Netanyahu s’était réuni dans la journée sans évoquer le cessez-le-feu temporaire.

« Il n’y aura plus de train-train quotidien tant qu’ils [les otages] ne seront pas revenus », a-t-il déclaré en appelant le gouvernement à accepter la proposition de cessez-le-feu temporaire et de libération des otages.

« Mais bon sang, acceptez cet accord,! » s’est-il écrié.

« Ceux qui pensent que les manifestations de la semaine sont le maximum de la contestation n’ont rien compris», a-t-il assuré sous les acclamations de la foule.

Le 26 août 2025, de larges foules ont manifesté en faveur de la libération des otages et d’un accord de cessez-le-feu en défilant en direction de la Place des Otages à Tel Aviv. (Aviv Atlas/Mouvement de protestation israélien pro-démocratie)

Selon une information de la chaîne N12, après ces deux journées de manifestations de grande ampleur, les proches d’otages ont annoncé changer de tactique pour affronter directement les politiciens. Ils veulent « perturber le quotidien » de Netanyahu et de ses ministres, par exemple en manifestant quotidiennement devant leur domicile, a indiqué le média en ajoutant que les familles entendaient par ailleurs protester contre les Conseils des ministres et les réunions du cabinet, comme l’a fait un groupe ce mardi.

Toujours selon la même source d’information, les manifestants prévoient en outre de perturber les déplacements des politiciens, dans le but de leur rappeler sans cesse le sort des otages.

Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages ; 49 d’entre eux font partie des 251 personnes enlevées par des terroristes dirigés par le Hamas le 7 octobre 2023. Selon l’armée israélienne, 28 sont morts et, précisent les autorités, vingt d’entre eux seraient en vie, deux d’entre eux dans un état de santé qui suscite une prodonde inquiétude. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.

Des manifestants défilent en direction de la Place des Otages de Tel Aviv pour manifester en faveur de la conclusion d’un accord garantissant la libération des otages détenus à Gaza, le 26 août 2025. (Chaim Goldberg/Flash90)

À la faveur d’un cessez-le-feu, entre janvier et mars de cette année, le Hamas a libéré 30 otages – 20 civils israéliens, cinq soldats et cinq ressortissants thaïlandais – et en mai, il a restitué les corps de huit prisonniers israéliens tués et d’un autre otage, un ressortissant binational américano-israélien, en signe de « geste de bonne volonté » envers les États-Unis.

Le groupe terroriste a libéré 105 civils lors d’une trêve d’une semaine, fin novembre 2023, qui s’ajoutent aux quatre otages libérés dans les toute premières semaines de la guerre.

En échange, Israël a libéré près de 2 000 terroristes palestiniens emprisonnés, prisonniers de sécurité et terroristes présumés de Gaza détenus lors de la guerre.

Huit otages ont été libérés par des soldats, qui ont aussi rapatrié les dépouilles de 49 victimes – trois d’entre eux tués par erreur par l’armée israélienne en tentant d’échapper à leurs ravisseurs – et le corps sans vie d’un militaire qui avait été tué en 2014.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, plus de 62 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats dans la bande de Gaza, sans que ce bilan puisse être vérifié ou fasse le distinguo entre civils et hommes armés. En janvier dernier, Israël revendiquait la mort de 22 000 hommes armés lors des combats sans compter les 1 600 terroristes tués en territoire israélien lors du pogrom du 7 octobre.

Mardi, ils sont très nombreux à être descendus dans la rue, en Israël, dans le cadre d’une journée d’action organisée pour presser le gouvernement de conclure un accord pour la libération des 50 otages encore aux mains du Hamas et d’autres organisations terroristes à Gaza.

Les manifestations qui ont eu lieu, entre blocage d’autoroutes, défilé en direction du domicile de ministres et manifestations devant le bureau du Premier ministre en pleine réunion du cabinet de sécurité, ont culminé avec une importante manifestation sur la Place des Otages de Tel Aviv, qui a attiré près de 350 000 personnes, selon ses organisateurs. Pour l’heure, la police n’a pas donné ses propres estimations concernant le nombre de manifestants.

Il s’agit de la deuxième journée d’action du Forum des familles d’otages et de disparus en l’espace de deux semaines, après une grande manifestation, dimanche dernier, qui a attiré plus d’un million de personnes, selon le Forum, dont 500 000 rien qu’à Tel Aviv.

Pour ne rien manquer de l’actu,recevez la Une du Jour sur votre mailNewsletter email addressRecevoir

En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d’utilisation

Tout au long de cette journée d’action, les manifestants ont bloqué des autoroutes et des carrefours majeurs, comme par exemple l’autoroute Ayalon de Tel Aviv, la Route 1 entre Jérusalem et Tel Aviv, la principale voie de la Route 6 et la Route 2 sur la côte, en incendiant parfois des pneus sur les artères de circulation.

Au moment où le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, réunissait le cabinet de sécurité en ses bureaux de Jérusalem, des centaines de manifestants ont défilé à l’extérieur pour le presser d’accepter l’accord validé par le Hamas la semaine dernière.

En tête de manifestation, des membres du mouvement de jeunesse socialiste Hashomer Hatzair tenaient une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Nous sommes à un pas d’un torpillage complet », un écho aux craintes que le gouvernement ne fasse échouer ce possible accord sur les otages.

Le cabinet de sécurité s’est quitté sans vote ni discussion de la proposition de cessez-le-feu partiel, Netanyahu déclarant aux ministres qu’il ne discuterait que d’un cadre global et qu’il poursuivait l’opération de conquête de la ville de Gaza pour faire pression sur le Hamas afin qu’il accepte ses conditions, disent les médias israéliens.

À Tel Aviv, les manifestants ont défilé entre la gare centrale de Savidor et la Place des Otages, d’où les membres des familles d’otages ont pris la parole devant des centaines de milliers de personnes.

Ofir Braslavski, père de l’otage Rom Braslavski, a déclaré qu’il « ne faisait plus confiance au Premier ministre » deux ans après l’enlèvement de son fils, qui, selon lui, est « mourant ».

« Je ne veux pas retrouver mon garçon dans un sac [mortuaire] », a ajouté Braslavski.

Ofir Braslavski, le père de l’otage du Hamas Rom Braslavski, prend la parole lors d’une manifestation de grande ampleur sur la Place des Otages de Tel Aviv, le 26 août 2025. (Paulina Patimer/Forum des Otages et des familles de disparus)

Le mois dernier, le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien a diffusé des images de Rom Braslavski, visiblement très émacié et dans un état de santé désastreux.

Son père a affirmé que cette vidéo rappelait les « horreurs de la Shoah, devant ce corps torturé, souffrant ».

Mais malgré ces images, le gouvernement « ne fait rien », a regretté Braslavski. « Deux ans que nous attendons… comme s’il [Netanyahu] faisait exprès. »

« Je ne fais plus confiance à personne et je ne fais plus confiance au Premier ministre. Je ne fais plus confiance au gouvernement… la seule personne en qui j’ai confiance, c’est le chef d’État-major de Tsahal [le lieutenant-général Eyal Zamir], a-t-il dit, en parlant du plus haut responsable militaire qui, lundi, aurait pressé le gouvernement d’accepter l’accord sur les otages, en rappelant que le choix appartenait « à Netanyahu ».

Des manifestants, sur la Place des Otages de Tel Aviv, appellent à la conclusion d’un accord garantissant la libération des otages détenus à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Noam Peri, la fille de Haim Peri, enlevé par le Hamas le 7 octobre et assassiné en captivité, a dit à la foule : « Nous ne voulons pas d’une guerre interminable aux dépens de nos soldats et de nos otages. »

En anglais, elle a interpelé le président américain Donald Trump, lui demandant de « regarder cette foule… à l’image des rues d’Israël ».

« Le peuple d’Israël montre ce qu’il souhaite, le pays veut que cette guerre se termine et que les otages soient libérés », a-t-elle ajouté. « Pour mon père, c’est trop tard, mais on peut encore sauver les autres et vous avez la possibilité d’être le président qui marquera l’histoire. »

L’acteur Lior Ashkenazi a prononcé le discours d’ouverture d’une manifestation de plusieurs milliers de personnes exigeant la libération des otages et un accord de cessez-le-feu, sur la Place des Otages de Tel Aviv, le 26 août 2025. (Uriel Even Sapir/Forum des otages et des familles de disparus)

L’acteur Lior Ashkenazi a lui aussi prononcé un discours enflammé fustigeant le gouvernement, accusant les ministres de retarder la signature d’un accord concernant les otages.

« Une semaine entière, une semaine entière, s’est écoulée depuis que le Hamas a donné son accord », a-t-il dit en rappelant que le cabinet de sécurité de Netanyahu s’était réuni dans la journée sans évoquer le cessez-le-feu temporaire.

« Il n’y aura plus de train-train quotidien tant qu’ils [les otages] ne seront pas revenus », a-t-il déclaré en appelant le gouvernement à accepter la proposition de cessez-le-feu temporaire et de libération des otages.

« Mais bon sang, acceptez cet accord,! » s’est-il écrié.

« Ceux qui pensent que les manifestations de la semaine sont le maximum de la contestation n’ont rien compris», a-t-il assuré sous les acclamations de la foule.

Le 26 août 2025, de larges foules ont manifesté en faveur de la libération des otages et d’un accord de cessez-le-feu en défilant en direction de la Place des Otages à Tel Aviv. (Aviv Atlas/Mouvement de protestation israélien pro-démocratie)

Selon une information de la chaîne N12, après ces deux journées de manifestations de grande ampleur, les proches d’otages ont annoncé changer de tactique pour affronter directement les politiciens. Ils veulent « perturber le quotidien » de Netanyahu et de ses ministres, par exemple en manifestant quotidiennement devant leur domicile, a indiqué le média en ajoutant que les familles entendaient par ailleurs protester contre les Conseils des ministres et les réunions du cabinet, comme l’a fait un groupe ce mardi.

Toujours selon la même source d’information, les manifestants prévoient en outre de perturber les déplacements des politiciens, dans le but de leur rappeler sans cesse le sort des otages.

Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages ; 49 d’entre eux font partie des 251 personnes enlevées par des terroristes dirigés par le Hamas le 7 octobre 2023. Selon l’armée israélienne, 28 sont morts et, précisent les autorités, vingt d’entre eux seraient en vie, deux d’entre eux dans un état de santé qui suscite une prodonde inquiétude. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.

Des manifestants défilent en direction de la Place des Otages de Tel Aviv pour manifester en faveur de la conclusion d’un accord garantissant la libération des otages détenus à Gaza, le 26 août 2025. (Chaim Goldberg/Flash90)

À la faveur d’un cessez-le-feu, entre janvier et mars de cette année, le Hamas a libéré 30 otages – 20 civils israéliens, cinq soldats et cinq ressortissants thaïlandais – et en mai, il a restitué les corps de huit prisonniers israéliens tués et d’un autre otage, un ressortissant binational américano-israélien, en signe de « geste de bonne volonté » envers les États-Unis.

Le groupe terroriste a libéré 105 civils lors d’une trêve d’une semaine, fin novembre 2023, qui s’ajoutent aux quatre otages libérés dans les toute premières semaines de la guerre.

En échange, Israël a libéré près de 2 000 terroristes palestiniens emprisonnés, prisonniers de sécurité et terroristes présumés de Gaza détenus lors de la guerre.

Huit otages ont été libérés par des soldats, qui ont aussi rapatrié les dépouilles de 49 victimes – trois d’entre eux tués par erreur par l’armée israélienne en tentant d’échapper à leurs ravisseurs – et le corps sans vie d’un militaire qui avait été tué en 2014.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, plus de 62 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats dans la bande de Gaza, sans que ce bilan puisse être vérifié ou fasse le distinguo entre civils et hommes armés. En janvier dernier, Israël revendiquait la mort de 22 000 hommes armés lors des combats sans compter les 1 600 terroristes tués en territoire israélien lors du pogrom du 7 octobre.

T.O.I

Partager cet article