Le président américain Donald Trump a déclaré, jeudi 16 octobre, qu’il « irait tuer » les membres du Hamas si ces derniers « continuaient à tuer des gens à Gaza ». Cette menace intervient deux jours après qu’il a affirmé ne pas être « particulièrement dérangé » par des exécutions sommaires attribuées au mouvement islamiste palestinien.

La sortie du président américain fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant, selon plusieurs sources, des membres du Hamas exécutant des « collaborateurs » présumés d’Israël à Gaza-Ville. La vidéo, dont l’authenticité n’a pas été confirmée, a suscité de vives réactions à l’international.

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a publié un message au ton particulièrement ferme : « S’ils n’arrêtent pas de tuer des gens à Gaza, j’irai les tuer moi-même. » Aucune précision n’a été donnée quant à une éventuelle implication militaire américaine directe.
Cette déclaration intervient une semaine après la signature d’un plan de paix entre Israël et le Hamas, censé mettre fin à deux ans de guerre dans la bande de Gaza. Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi, la situation sur le terrain reste tendue.

Des journalistes de l’AFP ont rapporté la présence de forces de sécurité du Hamas déployées dans plusieurs villes, notamment sur les marchés et le long des routes. Ce seraient ces mêmes unités qui auraient procédé à l’exécution de huit personnes accusées de collaborer avec Israël, selon plusieurs témoins — une information que l’AFP n’a pas pu authentifier.

Mardi, des affrontements ont été signalés dans l’est de Gaza-Ville, opposant des unités affiliées au Hamas à des gangs armés, dont certains seraient soutenus par Israël.
De son côté, le chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le général Brad Cooper, a exhorté mercredi le Hamas « à cesser de tirer sur les civils palestiniens », appelant à un retour au calme.
Jean Richard N’guessan Kan avec AFP
