Mardi 29 juillet, la Conférence épiscopale de Côte d’Ivoire a présenté sa lettre pastorale, s’inscrivant dans une dynamique de prévention des crises électorales récurrentes dans le pays. Face aux signes précurseurs, l’Église tire la sonnette d’alarme et appelle l’ensemble de la classe politique à faire preuve de responsabilité et de maturité.
Transcrite en 72 points, la lettre pastorale des évêques ivoiriens est un véritable plaidoyer pour des élections justes, transparentes, inclusives et apaisées dans le pays. Structuré en trois grandes parties, le document propose une analyse approfondie des crises politiques successives qui, depuis plus de trois décennies, ont affecté le pays.
«Il est temps, exhortent-ils, que les leaders politiques, animés par un véritable amour pour la nation, prennent des mesures courageuses, avec foi et engagement, afin de faire régner la paix dans les cœurs, dans les paroles comme dans les actes».
Un diagnostic sévère du processus électoral ivoirien
Revenant sur les processus électoraux passés, ils dressent un bilan critique sans concession et dénoncent un système caractérisé par «l’amateurisme de l’administration électorale, la fraude, la corruption, les violences multiformes», ainsi que par une culture électorale encore fragile, voire inexistante. Des défaillances qui, estiment-ils, jettent le discrédit sur la démocratie, et nourrissent un climat politique délétère. Ils pointent également du doigt l’inefficacité
Promouvoir la paix
Insistant sur la nécessité d’une culture politique fondée sur la paix et la responsabilité, la Conférence épiscopale encourage tous les acteurs à œuvrer en synergie pour une élection véritablement pacifique. «Pour une fois», écrivent-ils, «toute la Côte d’Ivoire doit pouvoir s’approprier, de bout en bout et dans la paix, l’élection de ses dirigeants».
Une démocratie apaisée
Concluant leur message, les évêques élèvent une prière fervente pour «la réconciliation nationale, la fraternité, la paix sociale et la stabilité». Ils formulent l’espérance que l’élection présidentielle d’octobre 2025 marque une rupture positive avec les précédents scrutins, souvent source de fracture sociale.
V.N

