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Liberté religieuse au Soudan : Abolition de l’islam comme religion d’Etat selon un accord entre gouvernement et fractions rebelles.

Liberté religieuse au Soudan : Abolition de l’islam comme religion d’Etat selon un accord entre gouvernement et fractions rebelles.


Mis en ligne le 15/09/2020 à 13:32
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Le Soudan poursuit sa transition vers plus de droits et de libertés. Selon le nouvel accord entre le gouvernement et les fractions rebelles, le Soudan ne doit plus avoir de religion officielle et aucun citoyen ne doit être discriminé en raison de sa religion. Les  communautés chrétiennes sont appelés a  vivre librement leur foi.

Cet accord signé en deux phases, à Juba, prévoit notamment la création d’une commission pour la liberté religieuse, qui garantit les droits des communautés chrétiennes dans les régions du sud Soudan et envisage l’élimination de l’islam en tant que religion d’Etat.

“Pour que le Soudan devienne un pays démocratique où les droits de tous les citoyens sont consacrés, la Constitution doit être fondée sur le principe de la séparation de la religion et de l’Etat”, indique le document qui précise que la liberté de croyance, de culte et de pratique religieuse sera pleinement garantie à tous les citoyens soudanais.” Aucun citoyen ne peut être victime de discrimination en raison de sa religion”. Suite à la chute d’Omar el Béchir, le Soudan continue d’opérer sa transition vers plus de droits et de libertés, Après avoir supprimé la peine de mort pour apostasie, en juillet dernier, le gouvernement a décidé de renoncer à l’islam comme religion d’État. L’accord a été signé à Juba le 31 août par le vice-président du Conseil souverain du Soudan (gouvernement de transition) et les représentants du Front révolutionnaire soudanais, qui rassemble dix-sept groupes armés.

La Commission demande par ailleurs l’abrogation de la loi sur le blasphème qui, même si elle n’implique plus la peine de mort, permet encore de condamner une personne à six mois de prison. La Commission américaine pour la liberté religieuse a demandé l’abrogation complète de cette loi anti-blasphème, ainsi que la réforme du système judiciaire et du Ministère de l’éducation, vestiges islamistes.




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